CELLIER SAINT-BENOIT

À Pupillin, le Cellier Saint-Benoit est aujourd’hui conduit par Benjamin Benoit, quatrième génération d’une famille installée sur ces coteaux jurassiens. Mais chez Dolia, notre attachement au domaine est aussi beaucoup plus personnel : Benjamin est un ami de Nolwenn, qui a travaillé à ses côtés pendant les vendanges et les vinifications 2023. Elle connaît donc ces vignes autrement qu’à travers une bouteille. Des parcelles entretenues comme de petits jardins, un travail extrêmement précis et cette volonté permanente de laisser parler chaque lieu séparément : c’est certainement ce qui résume le mieux le Cellier Saint-Benoit tel que nous l’aimons. 

Pendant plusieurs générations, la famille Benoit pratique la polyculture à Pupillin et livre ses raisins à la coopérative. Denis Benoit, son père, donne une nouvelle direction à l’exploitation au début des années 2000 : il installe la cave dans l’ancien corps de ferme familial et commence à vinifier lui-même une partie de ses raisins. Le Cellier Saint-Benoit prend alors véritablement forme. 

Après sa formation en viticulture-œnologie à Beaune, complétée par une licence professionnelle en commerce des vins et œnotourisme, Benjamin multiplie les expériences. Il passe notamment sept mois en Nouvelle-Zélande, mais surtout plusieurs années au contact de vignerons bourguignons aujourd’hui très recherchés : Charles Lachaux, Amélie Berthaut et Nicolas Faure. Ces passages en Bourgogne comptent dans son approche de la vigne et dans son goût pour les vinifications parcellaires.

En 2019, la disparition brutale de son père Denis précipite son retour à Pupillin. Il conserve l’héritage familial mais engage rapidement sa propre lecture des parcelles. Là où beaucoup de ploussards étaient traditionnellement assemblés, il choisit notamment d’isoler progressivement les différents lieux-dits.

Le domaine couvre environ 6,25 hectares à Pupillin et travaille les cinq grands cépages jurassiens : ploussard, trousseau, pinot noir, chardonnay et savagnin. Pupillin possède une géologie particulièrement complexe, avec une forte présence de marnes, notamment triasiques et liasiques, qui explique en partie la relation historique du village avec le ploussard. 

C’est ici que le travail de Benjamin devient particulièrement intéressant. Les noms inscrits sur les bouteilles : Côte de Feule, Viandris, Le Grapiot, Courbes Raies, La Marcette, Les Charots, ne sont pas de simples noms de cuvées : ce sont des lieux que Benjamin cherche à interpréter séparément.

Côte de Feule, probablement l’un des terroirs les plus connus de Pupillin, est un coteau exposé au sud où les pentes deviennent importantes. La parcelle de ploussard du domaine, plantée en 1987, repose sur des sols peu profonds mêlant marnes triasiques irisées et calcaires à gryphées. À l’opposé, Le Grapiot et Viandris regardent davantage vers le nord et reposent sur des marnes grises du Lias. Quelques centaines de mètres peuvent donc suffire pour changer exposition, pente et nature du sous-sol.

Les chardonnays suivent la même logique. Les Charots se trouve sur une pente douce orientée à l’ouest, sur des marnes triasiques. La Marcette provient de deux parcelles voisines au sud de Pupillin, tandis que Courbes Raies monte jusqu’à environ 400-420 mètres sur des sols mêlant argiles légères et calcaires fossilifères. 

C’est probablement la partie du domaine que Nolwenn retient le plus de son passage à Pupillin. Elle a travaillé avec Benjamin pendant les vendanges 2023, d’août à octobre, et parle encore de ses parcelles comme de véritables petits jardins. À ses yeux, certaines comptent parmi les plus belles vignes de Pupillin.

Cette impression correspond assez bien à ce que Benjamin explique lui-même. Depuis sa reprise, il cherche à limiter le tassement des sols, utilise du matériel léger et travaille certaines zones avec un chenillard adapté aux fortes pentes. Il laisse également davantage de place à la végétation naturelle entre les rangs et a fait évoluer la taille pour mieux respecter les flux de sève.

Au chai, le principe reste le même : intervenir avec précision plutôt que multiplier les gestes.

Les ploussards sont traditionnellement égrappés à l’aide d’un crible, une ancienne planche percée qui permet de séparer les baies de la rafle beaucoup plus délicatement qu’un égrappoir mécanique. Les fermentations démarrent grâce aux levures indigènes, les extractions restent mesurées et les vins ne sont ni collés ni filtrés. Le pinot noir Courbes Raies est, lui, vinifié en grappes entières.

Pour les blancs, les grappes sont pressées entières dans un pressoir vertical, puis les jus fermentent spontanément avant d’être élevés en fûts.

Ce que nous aimons dans les vins de Benjamin, c’est qu’ils ne cherchent pas à donner une image caricaturale du Jura. Les rouges sont particulièrement délicats : les ploussards jouent davantage sur l’infusion, la finesse de texture et l’énergie que sur la concentration. Le pinot noir possède davantage de profondeur mais conserve cette recherche d’allonge et de fraîcheur.

Notre sélection permet de parcourir cette mosaïque de terroirs. Côté ploussard, Le Grapiot vient d’un petit secteur exposé au nord sur marnes grises ; Viandris provient également du nord de Pupillin, avec une parcelle plantée en 1970 ; Côte de Feule change complètement de registre avec son coteau exposé au sud, beaucoup plus pierreux. Trois interprétations d’un même cépage à quelques kilomètres, parfois quelques centaines de mètres, de distance.

Le Pinot Noir Courbes Raies provient d’un demi-hectare planté en partie dès 1969, vinifié en grappes entières et élevé en fûts. En blanc, nous travaillons les Chardonnays Les Charots, La Marcette et Courbes Raies : trois cuvées qui permettent là encore de comparer différentes expositions et différents types de marnes et calcaires de Pupillin.

Pourquoi avons-nous choisi le Cellier Saint-Benoit chez Dolia ?

Pour Nolwenn, il est difficile de parler de ce domaine comme d’un simple vigneron de notre sélection. Benjamin est un ami et elle a eu la chance de vivre un millésime à ses côtés, en participant aux vendanges puis aux vinifications de 2023.

Cela permet surtout de savoir ce qu’il y a derrière les bouteilles. Avant la précision des élevages ou la rareté de certaines cuvées, il y a énormément de temps passé dans les vignes. Des parcelles particulièrement soignées, observées presque pied par pied, et une exigence qui commence bien avant que le raisin entre au chai.

C’est exactement ce que nous cherchons à défendre chez Dolia : des vins dont on peut raconter le goût, bien sûr, mais aussi les lieux, les gestes et les personnes qui les ont façonnés.

5 produits

Arbois-Pupillin Les Charots 2023
Vin rare
Arbois-Pupillin Les Charots 2023
Cellier Saint-Benoit
Rouge Jura 75 cl
Prix: 62,00 €
En stock : reste 1
Arbois-Pupillin La Marcette 2023
Vin rare
Arbois-Pupillin La Marcette 2023
Cellier Saint-Benoit
Blanc Jura 75 cl
Prix: 66,00 €
En stock : reste 2
Arbois-Pupillin Viandris 2023
Vin rare
Arbois-Pupillin Viandris 2023
Cellier Saint-Benoit
Rouge Jura 75 cl
Prix: 84,00 €
En stock : reste 2
Arbois-Pupillin Courbes Raies 2023
Vin rare
Arbois-Pupillin Courbes Raies 2023
Cellier Saint-Benoit
Rouge Jura 75 cl
Prix: 72,00 €
En stock : reste 5
Arbois-Pupillin Le Grapiot 2023
Vin rare
Arbois-Pupillin Le Grapiot 2023
Cellier Saint-Benoit
Rouge Jura 75 cl
Prix: 84,00 €
En stock : reste 2